Archives des actualités | juillet 2001



Ils ont dit...
«All art is quite useless.»

– Oscar Wilde, The Picture of Dorian Gray


Une Commission Île-de-France tournages et images voit le jour
2 juillet 2001 – Le Centre national de la cinématographie, le Conseil régional d’Île-de-France et la Préfecture de la région d’Île-de-France ont signé une convention qui vise notamment la mise en place d’une Commission Île-de-France tournages et images. La commission favorisera l’accueil des professionnels en recherche de lieux de tournages. Les trois partenaires ont également annoncé la création d’un fonds de soutien aux industries techniques du cinéma et de l’audiovisuel. Il s’agit de la 190e convention signée par le CNC avec une collectivité territoriale.


Entente chez les acteurs états-uniens
3 juillet 2001 – Aux États-Unis, l’American Federation of Television and Radio Artists et la Screen Actors Guild ont conclu une entente de trois ans avec l’Alliance of Motion Picture and Television Producers. Les détails de l’entente, qui doit encore être approuvée par les membres des deux syndicats, n’ont pas été rendus publics. On sait toutefois que les bénéfices de la nouvelle convention s’étendront rétroactivement à partir du 1er juillet 2001 et ce, jusqu’au 30 juin 2004.


Il y a 25 ans, Corridart
12 juillet 2001 – À Montréal, la galerie d’art Leonard & Bina Ellen de l’Université Concordia présente jusqu’au 18 août 2001 une exposition intitulée Corridart 25 ans plus tard. L’exposition marque en effet le 25e anniversaire de Corridart: dans la rue Sherbrooke dont la destruction avait été ordonnée par les autorités de la Ville de Montréal à la veille des Jeux olympiques de l’été 1976. [Lire notamment Corridart 1976 – Pour la liberté d’expression, Montréal, Graff, 1982 et Francine COUTURE, «La mémoire des médias et l’affaire Corridart», Le Devoir, 1er octobre 1999, p. A8.]


18 ans et +
13 juillet 2001 – En France, le ministère de la Culture et de la Communication a rétabli la catégorie «comportant l’interdiction de la représentation aux mineurs de dix-huit ans» dans la classification des oeuvres cinématographiques. Le rétablissement de l’interdiction de certains films au moins de 18 ans survient dans la foulée de la polémique déclenchée l’année dernière par le film Baise-moi de Virginie Despentes. [Décret n° 2001-618 du 12 juillet 2001 modifiant le décret n° 90-174 du 23 février 1990 pris pour l’application des articles 19 à 22 du Code de l’industrie cinématographique et relatif à la classification des oeuvres cinématographiques, J.O., 13 juillet 2001, p. 11241; Décret n° 2001-619 du 12 juillet 2001 modifiant le décret n° 92-445 du 15 mai 1992 concernant l’accès des mineurs aux salles de cinéma, J.O., 13 juillet 2001, p. 11242 et Arrêté du 12 juillet 2001 fixant les missions et les modalités de fonctionnement des sous-commissions de la commission de classification des oeuvres cinématographiques, J.O., 13 juillet 2001, p. 11242.]


Audience sur le classement des différentes formes de divertissement
25 juillet 2001 – Aux États-Unis, le Comité sénatorial sur les affaires gouvernementales a tenu une audience sur le thème Rating Entertainment Ratings: How Well are They Working for Parents and What can be Done to Improve Them? On peut lire en ligne les remarques d’ouverture du sénateur républicain du Connecticut, Joseph Lieberman, et la liste des témoins entendus au cours de la journée. Leurs dépositions sont d’ailleurs disponibles en format électronique, notamment celles de Hillary Rosen, président de la Recording Industry Association of America, et de Jack Valenti, président de la Motion Picture Association of America.


120 ans de liberté de presse
29 juillet 2001 – «L’imprimerie et la librairie sont libres.» Tel se lisait et se lit encore le premier article de la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse promulguée le 29 juillet 1881, il y a 120 ans aujourd’hui. La loi française, adoptée à la Chambre des députés par 444 voix contre quatre, visait à mettre en oeuvre les articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789.


Un artiste à la tête du Festival d’Avignon?
29 juillet 2001 – Après la clôture du 55e Festival d’Avignon, Oliver Schmitt se demande à la une du Monde «Faut-il refonder le Festival d’Avignon?». L’événement d’envergure international, se questionne notamment M. Schmitt, devrait-il être dirigé par un artiste plutôt que par un intendant? La ministre française de la Culture et de la Communication, Catherine Tasca, s’est déjà publiquement prononcé en faveur de la première option (Le Figaro, 18 juillet 2001, p. 20). [Oliver SCHMITT, «Faut-il refonder le Festival d’Avignon?», Le Monde, 29 juillet 2001, p. 1.]


L’authenticité de plâtres de Rodin mise en doute
31 juillet 2001 – Dans un texte publié dans les pages du quotidien The Toronto Star, le directeur du Musée Rodin à Paris, Jacques Vilain, soulève un doute quant à l’authenticité de certains plâtres d’Auguste Rodin qui doivent être exposés au Canada. L’exposition Du plâtre au bronze: la sculpture d’Auguste Rodin organisée par le MacLaren Art Centre de Barrie doit être présentée au Musée royal de l’Ontario du 20 septembre au 23 décembre 2001. Le conservateur chargé de l’événement, David Schaff, explique qu’aucune «autre exposition consacrée à Rodin n’aura auparavant accordé autant d’importance aux plâtres – éléments auxquels Rodin voua une si grande partie de son temps et qui sont l’expression si claire de son génie». [Jacques VILAIN, «Proceed with Caution – Paris museum director calls into question exhibition’s authenticity», The Toronto Star, 31 juillet 2001, p. 21.]